Espèces végétales

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Plan national d’action en faveur des saxifrages rupestres 2026-2030 - PNA Saxifrages rupestres

En France, le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature met en place des plans nationaux d’actions (PNA), qui constituent un outil complémentaire au dispositif législatif et réglementaire protégeant les espèces menacées.

Ces plans visent à sauvegarder les espèces végétales et animales les plus vulnérables, pour lesquelles la France a une responsabilité patrimoniale.

2026, lancement du PNA en faveur de quatre saxifrages des rochers

En 2026, après plusieurs années préparatoires, le Conservatoire botanique national de Bourgogne–Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés (CBNBFC-ORI), en partenariat avec le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) et le Conservatoire botanique Alsace-Lorraine (CBAL) et sous la coordination de Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement  de Bourgogne Franche-Comté, lance officiellement le premier Plan national d’actions (PNA) en faveur des saxifrages rupestres pour la période 2026-2030. 

PNA saxifrages des rochers saxifrages rupestres

 

Ce PNA a reçu un avis favorable de la Commission officielle du Conseil national de protection de la nature (CNPN) le 10 juillet 2025 : >> Consulter l'avis du CNPN sur le projet

Le document de synthèse présentant le PNA, ses objectifs ainsi que les actions à mettre en place a été mis en ligne le 8 juin 2026 dans sa version « diffusable » (floutage des informations de localisation précises) ici : 

>> Consulter le Projet de PNA

Consultation publique, la dernière étape...

La validation finale de ce PNA passe par une dernière étape consistant en une consultation publique, organisée par la Direction de l’eau et de la biodiversité (ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature) du 8 juin au 29 juin 2026.  

Chacun est invité à y contribuer via le lien suivant : >> lien vers la consultation publique

 

Qu’est-ce qu’un Plan national d’actions (PNA) ? 

Un plan national d’actions (PNA) est un outil stratégique opérationnel dont l’objectif principal est d’assurer la conservation ou la restauration d’espèces menacées. Cet outil est mis en place lorsque les outils réglementaires de protection sont jugés insuffisants pour assurer un état de conservation favorable.

D'une durée de cinq ou dix ans, un PNA nécessite la mobilisation de divers partenaires et la définition de plusieurs actions à mettre en œuvre pour répondre aux objectifs de conservation.  

Quelques exemples d’autres PNA en cours...

Plusieurs plantes bénéficient déjà de Plan nationaux d’actions en France. C’est le cas de la saxifrage œil-de-bouc (Saxifraga hirculus) par exemple, dont le PNA est également piloté par le CBNBFC-ORI, mais également d’autres espèces comme le panicaut vivipare (Eryngium viviparum) dont le PNA est mené par le CBN de Brest.

 

Pourquoi un PNA en faveur des saxifrages rupestres ? 

Les saxifrages rupestres sont de petites plantes des milieux rocheux, présentes sur les falaises, corniches et éboulis, reconnaissables à leur port en coussin formé de rosettes de feuilles et à leurs délicates fleurs blanches.

Le PNA saxifrages rupestres se concentre sur quatre taxons de saxifrages des rochers (Saxifraga giziana, Saxifraga rosacea subsp. rosacea,Saxifraga rosacea subsp. sponhemica et Saxifraga moschata) particulièrement menacées, et considérées comme en danger critique d’extinction à l’échelle nationale ou à l'échelle régionale. En effet, il ne subsiste aujourd’hui plus que quelques populations ultra-localisées de ces espèces, dans le quart nord-est de la France...

 

PNA saxifraga des rochers saxifrages des rochers rupestres Conservatoire Bourgogne-Franche-COmté

 

Face à cette situation préoccupante, il apparaît crucial de mettre en œuvre une stratégie de conservation à long terme afin à la fois d’améliorer les connaissances sur ces plantes et de garantir leur maintien dans les paysages français.

Répartition des populations à l'échelle nationale

Sur les quatre taxons végétaux concernés, trois ne sont présents, en France, que dans les départements des Ardennes (Saxifraga rosacea subsp. sponhemica), du Haut-Rhin (Saxifraga rosacea subsp. rosacea), de la Moselle (Saxifraga rosacea subsp. osacea) et du Jura (Saxifraga giziana, Saxifraga rosacea subsp. rosacea et Saxifraga rosacea subsp. sponhemica). Le Doubs abrite également une station atypique du quatrième taxon (Saxifraga moschata), davantage présente par ailleurs dans les Alpes et les Pyrénées.

Présentation détaillée des 4 espèces du PNA

Les quatre taxons de saxifrages des rochers incluses dans le Plan national d'actions sont :  

La saxifrage de Gizia (Saxifraga giziana Mouly & Ferrez)

La saxifrage de Gizia est une plante de petite taille, formant des coussins denses de couleur vert cendré. Chaque coussin est composé d’une à plusieurs rosettes de feuilles, lesquelles sont divisées en trois à cinq lobes et couvertes de poils glanduleux. Les tiges, fragiles et cassantes, mesurent trois à dix centimètres de hauteur et portent quelques petites feuilles divisées. Elles se terminent par une inflorescence composée de trois à douze fleurs blanchâtres. Les graines, minuscules et très nombreuses, sont contenues dans des capsules. 

Saxifraga giziana

Une répartition et une écologie particulière :

La saxifrage de Gizia se rencontre  à environ 450 m d’altitude, sur les parois et les corniches calcaires surplombant la reculée de Gizia, dans le Jura. Pour se développer, cette saxifrage est dépendante de conditions écologiques particulières. Elle a besoin d’une exposition nord favorisant les versants froids, tout en ayant une luminosité suffisante pour fleurir.   

Une espèce en danger :

La saxifrage de Gizia est en danger critique d’extinction (CR) en France et en Franche-Comté. Ce statut, désigné par les listes rouges nationale et régionale, constitue le dernier niveau de risque avant qu’une espèce soit considérée comme disparue. La saxifrage de Gizia est par conséquent exposée à un risque d’extinction imminent.   

Cette espèce, extrêmement rare, est menacée par l’évolution naturelle de la végétation. À l’époque de sa découverte, les corniches de Gizia étaient dépourvues d’arbres, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Ce boisement naturel provoque progressivement un ombrage sur certaines parties de la paroi. Cette diminution de la luminosité ne permet plus à certains individus de fleurir, conduisant à terme à une disparition de ces derniers. Le piétinement des corniches par les chamois provoque également une dégradation de l’habitat favorable à l’espèce. Dépendante des milieux frais, l’espèce est aussi sensible aux épisodes de forte chaleur et de sécheresse.   

Chiffres clés :

  • Découverte en 1848  
  • Une station unique au monde  
  • Environ 200 individus disséminés sur près de 400 m de linéaire  

Savez-vous que :

La saxifrage de Gizia est une espèce endémique. Cela signifie que sa présence naturelle est restreinte à une zone géographique délimitée. En l’occurrence, la saxifrage de Gizia est endémique de la reculée de Gizia. A l’échelle mondiale, cette espèce est donc présente uniquement à Gizia !   

Une protection à l’échelle nationale :

Malgré la rareté de l’espèce et les menaces qui pèsent sur elle, la saxifrage de Gizia n'est pas protégée. La mise en œuvre de ce PNA doit permettre d’inscrire Saxifraga giziana sur la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain. Ce statut de protection doit contribuer à prévenir la disparition du taxon, en interdisant notamment la cueillette et la destruction d’individus.

>> Voir la fiche espèce

La saxifrage rosée (Saxifraga rosacea subsp. rosacea Moench)

La saxifrage rosée est une plante de petite taille, formant des coussins plus ou moins denses de couleur vert. Chaque coussin est composé d’une à plusieurs rosettes de feuilles, lesquelles sont divisées en cinq lobes et bordées de quelques longs poils. Les tiges, comportant quelques petites feuilles, se terminent par une inflorescence composée de deux à six fleurs blanc pur. Les graines, minuscules et très nombreuses, sont contenues dans des capsules. 

Saxifraga rosacea

Une répartition et une écologie particulière :

La saxifrage rosée, se cantonne à l’Europe centrale et nord-atlantique. Elle se rencontre en France uniquement dans le Haut-Rhin, le Jura et la Moselle, entre 350 et 940 m d’altitude. La plante se développe sur des parois et dans des éboulis calcaires dans le Jura, ainsi que sur des barres rocheuses, des éboulis et des parois siliceuses dans le Haut-Rhin et la Moselle. Les milieux abritant cette saxifrage constituent des microclimats froids et humides. La saxifrage rosée est considérée comme une relique glaciaire. Elle subsiste dans des stations résiduelles témoignant de son ancienne aire de répartition, plus importante à l’époque glaciaire.  

  Une sous-espèce en danger :  

La saxifrage rosée est en danger critique d’extinction (CR) en France. Ce statut, désigné par la liste rouge nationale, constitue le dernier niveau de risque avant qu’une espèce soit considérée comme disparue. La saxifrage rosée est par conséquent exposée à un risque d’extinction imminent. Cette sous-espèce est également en danger critique d’extinction (CR) en Franche-Comté et en danger (EN) en Alsace. En Lorraine, la saxifrage rosée est considérée comme éteinte (RE) sur la dernière liste rouge élaborée. Ce statut est amené à évoluer en raison de la découverte d’une nouvelle station en Moselle en 2023.   

Elle est principalement menacée par l’évolution naturelle de la végétation qui provoque progressivement un ombrage ou engendre une compétition avec d’autres espèces. En conséquence, certains individus ne fleurissent plus et sont condamnés à terme à disparaître. Sur plusieurs stations, la saxifrage rosée est menacée par certaines pratiques anthropiques, en particulier par l’entretien de la voirie, le dépôt de matériaux et la fréquentation touristique. Dépendante des milieux frais, la sous-espèce est aussi sensible à l'évolution des conditions climatiques, en particulier aux épisodes de sécheresse et de canicule.   

Chiffres clés :   

  • 7 populations à l’échelle nationale : trois dans le Haut-Rhin (68), trois dans le Jura (39) et une en Moselle (57) 
  • 1 population découverte en 2023 (Moselle)  
  • 1 population présumée disparue (Jura)  
  • Quelques individus à plusieurs centaines d’individus par station  

Savez-vous que :   

La distinction de Saxifraga rosacea subsp. rosacea avec Saxifraga rosacea subsp. sponhemica sur la base de critères morphologiques est délicate. Des études génétiques ont mis en évidence des différences chromosomiques entre les deux sous-espèces. Ces différences pourraient expliquer une meilleure résistance aux conditions froides pour la sous-espèce Saxifraga rosacea subsp. rosacea, qui présente une aire de répartition plus importante que Saxifraga rosacea subsp. sponhemica.  

Une protection à l’échelle nationale :  

Malgré la rareté de la sous-espèce et les menaces qui pèsent sur elle, la saxifrage rosée n’est protégée qu’en Alsace. La mise en œuvre de ce PNA doit permettre d’inscrire Saxifraga rosacea subsp. rosacea sur la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain.  Ce statut de protection doit contribuer à prévenir la disparition du taxon, en interdisant notamment la cueillette et la destruction d’individus.  

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La saxifrage rhénane (Saxifraga rosacea subsp. sponhemica (C.C.Gmel.) D.A.Webb)

La saxifrage rhénane est une plante de petite taille, formant des coussins plus ou moins denses de couleur vert. Chaque coussin est composé d’une à plusieurs rosettes de feuilles, lesquelles sont divisées en cinq lobes et bordées de quelques longs poils. Les tiges, comportant quelques petites feuilles, se terminent par une inflorescence composée de deux à six fleurs blanc pur. Les graines, minuscules et très nombreuses, sont contenues dans des capsules.

saxifraga sponhemica

Une répartition et une écologie particulière :

La saxifrage rhénane, se cantonne à l’Europe centrale. Elle se rencontre en France uniquement dans les Ardennes et le Jura, entre 150 et 700 m d’altitude. La plante se développe sur des parois calcaires et des crêtes rocheuses dans le Jura, ainsi que sur une ancienne ardoisière et un muret en ardoise dans les Ardennes. Les milieux abritant cette saxifrage constituent des microclimats froids et humides. La saxifrage rhénane est considérée comme une relique glaciaire. Elle subsiste dans des stations résiduelles témoignant de son ancienne aire de répartition, plus importante à l’époque glaciaire.  

Une sous-espèce en danger :  

La saxifrage rhénane est en danger critique d’extinction (CR) en France. Ce statut, désigné par la liste rouge nationale, constitue le dernier niveau de risque avant qu’une espèce soit considérée comme disparue. La saxifrage rhénane est par conséquent exposée à un risque d’extinction imminent. Cette sous-espèce est également en danger critique d’extinction (CR) en Champagne-Ardenne et en danger (EN) en Franche-Comté.   

Elle est principalement menacée par l’évolution naturelle de la végétation qui provoque progressivement un ombrage sur certaines parties des parois. Cette diminution de la luminosité ne permet plus à certains individus de fleurir, conduisant à terme à une disparition de ces derniers.  Sur plusieurs stations, la saxifrage rhénane est menacée par certaines pratiques anthropiques, en particulier par l’entretien de la voirie et la fréquentation touristique. Dépendante des milieux frais, la sous-espèce est aussi sensible à l'évolution des conditions climatiques, en particulier aux épisodes de sécheresse et de canicule.  

Chiffres clés :   

  • Six populations à l’échelle nationale : deux dans les Ardennes (08), quatre dans le Jura (39)  
  • Quelques dizaines à plusieurs milliers d’individus par station

Une protection à l’échelle nationale :  

Malgré la rareté de la sous-espèce et les menaces qui pèsent sur elle, la saxifrage rhénane n’est pas protégée sur l’ensemble du territoire métropolitain. Elle est néanmoins protégée en Champagne-Ardenne et en Franche-Comté, impliquant des mesures strictes, telles que l’interdiction de la cueillette et la destruction d’individus. La mise en œuvre de ce PNA doit permettre d’inscrire Saxifraga rosacea subsp. sponhemica sur la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain.  

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La saxifrage musquée (Saxifraga moschata Wulfen)

La saxifrage musquée est une plante de petite taille, formant des coussins denses de couleur vert. Chaque coussin est composé d’une à plusieurs rosettes de feuilles, lesquelles sont entières ou divisées en trois à cinq lobes et couvertes de poils glanduleux. Les tiges, mesurent trois à dix centimètres de hauteur et portent quelques petites feuilles divisées. Elles se terminent par une inflorescence composée de trois à douze fleurs blanc-jaunâtre. Les graines, minuscules et très nombreuses, sont contenues dans des capsules.

saxifraga moschata

Une répartition et une écologie particulière :

La saxifrage musquée est présente dans de nombreux pays européens. Elle se rencontre en France entre 1 600 et 3 200 m d’altitude, généralement sur les rochers, dans les éboulis et les pelouses rocailleuses. Elle s’observe fréquemment dans les Alpes et les Pyrénées, et plus rarement dans le massif Jurassien. En Franche-Comté, cette saxifrage n’est présente que dans une unique station, située à environ 560 m d’altitude. La plante se développe sur des parois calcaires, fraîches et humides, en contexte majoritairement forestier. Cet habitat s’apparente à un micro-refuge pour cette espèce d’affinité alpine.  Comme pour les stations jurassiennes de Saxifraga giziana et de Saxifraga rosacea, situées dans des reculées de la bordure ouest du massif du Jura, il est considéré que ce sont les conditions froides régnant dans ces milieux qui ont permis à ces espèces de se maintenir ici, suite au retrait de la calotte glaciaire rissienne (avant-dernier grand âge glaciaire de la période du Quaternaire dans les Alpes).

Une espèce en danger :  

La saxifrage musquée n’est pas menacée à l’échelle nationale, où elle est classée comme taxon à préoccupation mineure (LC), en raison d’importantes populations dans les Alpes et les Pyrénées. En Franche-Comté, cette saxifrage, connue dans une seule station, est en danger critique d’extinction (CR). Ce statut, désigné par les listes rouges, constitue le dernier niveau de risque avant qu’une espèce soit considérée comme disparue. La saxifrage musquée est par conséquent exposée à un risque d’extinction imminent sur le territoire franc-comtois.   

Elle est menacée par l’évolution naturelle de la végétation qui provoque progressivement un ombrage sur certaines parties des parois. Cette diminution de la luminosité ne permet plus à certains individus de fleurir, conduisant à terme à une disparition de ces derniers. Le piétinement des replats par les chamois provoque également une dégradation de l’habitat favorable à l’espèce. Dépendante des milieux frais, cette saxifrage est aussi sensible à l'évolution des conditions climatiques, qui constitue une menace pour cette station de basse altitude.    

Chiffres clés :   

  • Découverte en 1995
  • Environ 200 individus disséminés sur les parois de deux rochers  
  • Une unique station en Franche-Comté

 Savez-vous que ?   

Saxifraga moschata a fait l’objet de plusieurs études génétiques. Les résultats de ces études ont permis de mettre en évidence des similarités avec Saxifraga giziana, présente uniquement dans le Jura. Saxifraga moschata du Doubs contient des fragments du génome de Saxifraga giziana et inversement. Cette particularité, ajoutée à l’éloignement géographique et au contexte de basse altitude de cette station du Doubs par rapport aux autres stations de l’espèce, rend cette population de Saxifraga moschata tout à fait atypique. 

Une protection à l’échelle régionale :  

Malgré la rareté de l’espèce et les menaces qui pèsent sur elle, la saxifrage musquée n'est pas protégée. La mise en œuvre de ce PNA doit permettre d’inscrire Saxifraga moschata sur la liste des espèces végétales protégées en Bourgogne Franche-Comté. Ce statut de protection doit contribuer à prévenir la disparition du taxon, en interdisant notamment la cueillette et la destruction d’individus.

>> Voir la fiche espèce

 

Les objectifs du PNA  saxifrages rupestres

Coordonné par la DREAL Bourgogne Franche-Comté, et mené par le Conservatoire botanique national de Bourgogne Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés (CBNBFC-ORI) en collaboration avec le Conservatoire botanique Alsace-Lorraine (CBAL) et le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), ce Plan national d’action en faveur des saxifrages rupestres vise à approfondir les connaissances sur la biologie, les exigences écologiques et les spécificités génétiques de ces populations, tout en identifiant précisément les menaces qui pèsent sur elles.

 

actions PNA saxifrages rupestres

Crédits photos : C. Nicod, M. Bihan, H. Bourque

Cela permettra ensuite de déployer des actions de conservation concrètes, pour préserver les taxons sur le long terme. 

La constitution d’une banque de semences et la culture de ces taxons en jardin botanique contribuera également à leur conservation, en permettant d’envisager si nécessaire des renforcements de populations ou des réintroductions dans des sites favorables. 

Détail des actions mises en place :

 

Action n°1 :  Protection réglementaire des taxons

L’objectif est d’inscrire Saxifraga rosacea subsp. rosacea, Saxifraga rosacea subsp. sponhemica, et Saxifraga giziana sur la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain et Saxifraga moschata sur la liste des espèces végétales protégées en Bourgogne Franche-Comté. 

Action n°2 :  Animer le PNA  

L’objectif est de structurer et d’animer un réseau d’acteurs, afin de mettre en œuvre les différentes actions du PNA et d’en atteindre les objectifs.

Action n°3 :  Élaborer des protocoles de suivi  

L’objectif est d'élaborer et de rédiger un protocole de suivi décliné et adapté à chaque population.

Action n°4 :  Réaliser le suivi des populations

L’objectif est de réaliser le suivi des populations en mettant en œuvre les protocoles de suivi définis à l’action n°3.

Action n°5 :  Étudier le microclimat des stations

L’objectif est d'acquérir des connaissances sur le microclimat favorable aux taxons et de suivre son évolution dans le temps.

Action n°6 :  Étudier la résistance au stress et la variabilité génétique des populations

Les objectifs sont de mettre en place une étude génétique sur la population de Saxifraga moschata pour mieux caractériser son originalité par rapport aux populations de la haute chaîne jurassienne, ainsi que d’étudier la résistance au stress des différentes populations dans un contexte de changements globaux.

Action n°7 :  Maîtriser la conservation ex situ

L’objectif est de développer et d’assurer la conservation des taxons en banque de graines au sein de chaque CBN, ainsi que de cultiver des plants en jardin botanique.

Action n°8 :  Communiquer sur le PNA

L’objectif est de communiquer auprès du grand public et des partenaires des CBN sur les objectifs du plan et les actions mises en œuvre pour leur réalisation.

Action n°9 :  Restaurer et préserver les stations  

L’objectif est de mieux cibler les actions à mettre en place pour restaurer des conditions favorables aux taxons sur les stations dégradées dans un contexte de changements globaux.

Action n°10 :  Renforcer des populations

L'objectif est de tester plusieurs méthodes de renforcement sur quelques stations afin d'étudier leur mise en œuvre et obtenir des premiers résultats.

  

Partenaires impliqués dans le projet : 

Au démarrage de ce plan, une multitude de partenaires, dont certains participent déjà au comité de suivi, ont été identifiés pour la mise en œuvre des actions : 

  • Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg  
  • Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale  
  • UMR 6249 CNRS-UFC Chrono-environnement  
  • UMR 6049 CNRS-UFC ThéMA Laboratoire  
  • Laboratoire Image Ville Environnement, UMR 7362, Université de Strasbourg, CNRS  
  • Membres des conseils scientifiques des CBN impliqués  
  • Sociétés botaniques et d’histoire naturelle des régions concernés  
  • Conservatoire et jardin botanique de la ville de Mulhouse  
  • Jardin botanique de la ville de Lyon  
  • Jardin botanique de l'Université de Franche-Comté et de la ville de Besançon  
  • Office national des forêts  
  • Office français de la biodiversité des régions concernées   
  • Opérateurs Natura 2000 des sites concernés  
  • Parcs naturels régionaux des sites concernés  
  • Conservatoires d’espaces naturels des sites concernés  
  • Fédération française de la montagne et de l’escalade  
  • Communes et communautés de communes des sites concernées  
  • Conseils régionaux et départementaux  
  • Directions départementales des territoires 

Par cette démarche collective, les partenaires du PNA entendent donner aux saxifrages rupestres les meilleures chances de perdurer sur le territoire national et de transmettre ce patrimoine végétal exceptionnel aux générations futures. 

 

Contacts

  • Pour les stations des Ardennes, vous pouvez contacter Mathieu Saint-Val au Conservatoire botanique national du Bassin parisien (mathieu.saint-val [ a ] mnhn.fr) 
  • Pour les stations du Haut-Rhin et de Moselle, vous pouvez contacter Julie Nguefack, au Conservatoire botanique Alsace-Lorraine (j.nguefack [ a ] cbnal.fr )
  • Pour les stations du Doubs et du Jura, vous pouvez contacter Romane Tardy et Marc Vuillemenot, au Conservatoire botanique national de Bourgogne-Franche-Comté (romane.tardy [ a ] cbnbfc.fr ou marc.vuillemenot [ a ] cbnbfc.fr).

 

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